L'histoire de cinéma japonais:

Le cinéma arrive au Japon en 1896, un an après son invention. Cinéma muet, bien entendu, il pallie le manque de paroles grâce à la technique traditionnelle utilisée dans le théâtre de marionnettes bunraku du conteur commentant l'histoire. C'est d'ailleurs dans le théâtre, kabuki ou shingeki (c’est à-dire adapté du théâtre occidental), que le cinéma japonais des premières heures puise son inspiration. Les films se multiplient dans les années 20. Pour la plupart films de commande, ce sont surtout des mélodrames, riches en duels au sabre. Chushingura, ou L’Histoire des fidèles vassaux, plus connue comme L’Histoire des 47 rônin, est un classique du genre. Il en existe au moins 150 versions ! Les films d'auteur, illustrant volontiers les contradictions de la société capitaliste ou recréant un univers familial et intimiste, font leur apparition à partir de la fin des années 20. Kinugasa Teinosuke signe avec Une page folle (1926) le chef-d'oeuvre du cinéma muet. Ozu Yasujirô réalise Le Choeur de Tôkyô (1931), puis Gosses de Tôkyô (1932). Après notre séparation (1933), de Naruse Mikio, montre les relations d'amour et de haine entre une mère travaillant comme geisha et son fils qui lui reproche d'exercer un tel métier. Mizoguchi Kenji met en scène Elégie d'Osaka et Les Soeurs de Gion en 1936. Mais l'impérialisme et les années de guerre coupent l'élan du cinéma de création. L’armée met la main sur l'industrie cinématographique, dont la mission devient alors « d'élever le moral de la nation ». Les films de guerre et de propagande sur le grand japon se complaisent dans l'utilisation d'effets spéciaux pour crever l'écran, avec des explosions spectaculaires de cuirassiers.
Kurosawa Akira débute pendant la guerre. Son film Je ne regrette pas mes années de jeunesse (1946) cristallise sa confiance en un Japon meilleur. En 1951, son Rashômon reçoit le Lion d'or, à Venise. En 1954, c'est le triomphe des Sept samouraïs. Le cinéma japonais s'impose avec les films inoubliables du trio sacré Mizoguchi-Ozu-Kurosawa. Ce sont La Vie de 0-Haru, femme galante (1952) de Mizoguchi, dont les Contes de la lune vague après la pluie remporte le Lion d'argent à Venise en 1954. C'est le superbe Voyage à Tôkyô (1953) d'Ozu, que les Français ne découvriront que 25 ans plus tard. C'est encore l'adaptation de L’idiot de Dostoïevski que met en scène Kurosawa en 1951 ! Le public aime le cinéma. Cinq grandes compagnies de production financent les films et, parmi eux, de formidables chefs-d'oeuvre. Les années 50 sont la véritable période d'or du cinéma japonais !
Dans les années 60, le cinéma d'auteur brise tous les tabous de la sexualité. Oshima Nagisa, attaché à la Shochiku, donne le ton avec ses Contes cruels de la jeunesse (1960). Yoshida Yoshihige exacerbe le genre avec Eros + massacre (1969). Mais lorsque la Shochiku interdit un film d'Oshima, ce dernier claque la porte pour fonder, en 1962, sa propre société. D'autres producteurs suivent. Dépourvus de gros moyens, mais indépendants, ils peuvent se permettre de tourner des documentaires contestataires. On se souvient des Patients de Minamata de Tsuchimoto Noriaki, de Sanrizuka de Ogawa Shunsuke, sur les luttes des paysans à l'aéroport de Narita, ou encore des films sur la révolte des étudiants de l'université de Kyôto en 1969. Dans le même temps, un nouveau genre de films apparaît dans l'éventail déjà large du cinéma japonais, les films de gangsters, qui ne lésinent en rien sur le sang et la violence. Dans ces mêmes années, la compagnie Nikkatsu, l'une des têtes de file de la production japonaise depuis 1912, se lance dans la production de films « roses » à bon marché. La Shochiku, quant à elle, ne survit que grâce à l'inépuisable saga des films Etre homme, c'est en voir de dures de Yamada Yôji. La série, commencée en 1969, rebondit chaque année autour de son héros Tora-San, le chic type des faubourgs, toujours nostalgique de son quartier et des siens.
En 1975, L’Empire des sens, d’Oshima parvient à réaliser grâce à un accord avec un producteur français, fait scandale. Au Japon, cette histoire (inspirée d'un fait divers de 1936) d'une passion folle, exclusivement sexuelle, entre un patron d'auberge et l'une de ses servantes a tout de suite été étiquetée « production pornographique » et da toujours pas été projetée dans sa version intégrale.
Aujourd'hui, les Japonais savent à peine à quoi ressemble une salle de cinéma. Aller au cinéma, en effet, est un loisir qui se place bien après faire de la gymnastique, prendre un bain de soleil ou faire du jardinage. C'est dire ! Les grands metteurs en scène n’arrivent à tourner que grâce à des capitaux européens ou américains. Mais, en dépit de ce contexte déprimant, le cinéma japonais réserve quelques films étonnants, dont la caractéristique est peut-être d'avoir réussi à sortir de sa fascination pour le Japon.

 

 

 


 

 

 

 

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Les films japonais

 

 

Akira Kurosawa

 

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Takeshi Kitano

 

 

 

 

 

 

 

 

Hideo Nakata à Hollywood


17 mars 2003 à 18:59:44 par Soweto Nabeshima

Après le remake américain de "Ring" et le remake annoncé de "Chaos" (1999) qui vera entrer Benicio Del Toro et Robert De Niro dans son casting, Hideo Nakata s'envolera vers les USA pour tourner True Believers exclusivement en anglais.

True Believers, basé sur un roman de Doug RICHARSON, reposera sur les rencontres et trajectoires d'un sénateur avide de pouvoir et d'une carrière à la Maison-Blanche, d'une jeune femme souhaitant donner naissance à un enfant et d'un condamné à mort qui semble investi d'une mission presque surnaturelle...

Le film, produit par la MGM, commencera ses phases de casting, puis de tournage, à partir du printemps 2003.

Par ailleurs, un remake (décidément...) américain de Dark Water est aussi prévu, produit par la société Pandemonium, pour un tournage prévu en été 2003.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Sept samouraïs (Shichinin no samurai) (1954)

Akira Kurosawa

 

Rashomon (1950)

Akira Kurosawa

 

Ran (1985)

Akira Kurosawa

 

L'Empire des sens (Ai no Korida) (1976)

Nagisa Oshima

 

Tabou (Gohatto) (1999)

Nagisa Oshima

 

Le Voyage de Chihiro (Sen to Chihiro no kamikakushi) (2001)

Hayao Miyazaki

 

Princesse Mononoké (Mononoke Hime) (1997)

Hayao Miyazaki

 

Kagemusha, l'ombre du guerrier (Kagemusha) (1980)

Akira Kurosawa

 

L` Ete de Kikujiro (Kikujiro) (1999)

Takeshi Kitano

 

Reves (Akira Kurosawa's Dreams) (1989)

Akira Kurosawa

 

 

 

 

Akira Kurosawa

Reves (Akira Kurosawa's Dreams) (1989)
Ran (1985)
Kagemusha, l'ombre du guerrier (Kagemusha) (1980)
Sanjuro (Tsubaki Sanjuro) (1962)
La Forteresse cachée (Kakushi toride no san akunin) (1958)
Les Sept samouraïs (Shichinin no samurai) (1954)
Rashomon (1950)

Hayao Miyazaki

Le Voyage de Chihiro (Sen to Chihiro no kamikakushi) (2001)
Princesse Mononoké (Mononoke Hime) (1997)
Porco Rosso (1992)

La Petite sorcière (Majo no takkyubin) (1989)
Mon voisin Totoro (1988)
Le Château dans le ciel (Tenku no shiro Rapyuta) (1986)Conan, le fils du futur (1984)

Nagisa Oshima

Tabou (Gohatto) (1999)
Furyo (Merry Christmas, Mr Lawrence) (1982)
L'Empire des sens (Ai no Korida) (1976)
Contes cruels de la jeunesse (Seishun Zankoku Monogatari) (1960)

Takeshi Kitano

Dolls (2002)
Aniki, mon frere (Brother) (2000)
L` Ete de Kikujiro (Kikujiro) (1999)
Hana-Bi (1997)
Kids Return (1996)

 

 

 

 

 

 

 

 

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