- L 'Histoire -

 

L’occupation américaine de Cuba

Lorsque le pouvoir de Cuba fut transféré aux Etats-Unis, ceux-ci mirent en place un gouverneur : le général John R. Brooke. Il mit en place un gouvernement civil et divisa l’île en sept départements, tous dirigés par des gouverneurs américains. De plus, il créa une Garde rurale et des forces de police, et un système judiciaire basé sur celui d’Espagne. Par la suite, il fit en sorte d’éliminer le Parti révolutionnaire cubain, l’Armée de Libération et l’assemblée représentative du peuple cubain armé (qui était au pouvoir dans les territoires gagnés aux Espagnols lors de la dernière guerre d’indépendance ). Il fit alors un recensement, et réalisa que la population cubaine avait subi de lourdes pertes et qu’elle vivait dans de mauvaises conditions. Le gouverneur décida donc de stimuler l’économie cubaine, avec l’aide des Etats-Unis. Par la suite, une vaste vague d’immigration américaine déferla sur l’île, amenant plusieurs compagnies américaines, comme la United Fruit Co. à investir dans l’économie. De plus, le gouvernement américain, soucieux d’avoir une belle image aux yeux des Cubains, mit en place une série de mesures sociales visant à améliorer les conditions des habitants.

La population cubaine craignant l’annexion, le Président américain McKinley annonça que l’occupation américaine n’était que temporaire, et déclencha des élections municipales à Cuba, afin que les Cubains aient leur propre gouvernement. En juillet 1898, il y eut ces élections, et en septembre il y eut l’élection des délégués à l’Assemblée constituante, qui signa la constitution de la République en février 1901. Puis, le gouvernement américain accepta la transmission des pouvoirs à Cuba, à condition que l’amendement Platt soit passé. Cet amendement donnait le droit aux Etats-Unis d’intervenir militairement à Cuba si la souveraineté du pays était compromise, ou si la vie, les droits et les propriétés des Cubains étaient menacés. De plus, il excluait l’île des Pins (voir Île de la Jeunesse), et plusieurs îles des pouvoirs cubains. L’Assemblée constituante n’eut d’autre choix que d’accepter cet amendement, même si la population cubaine était contre. Cuba devint une alors une république. On fixa la date pour les élections présidentielles le 31 décembre 1901 et la course pour la présidence commença entre deux candidats : Tomás Estrada Palma et Bartolomé Masó. Le premier était un défenseur des Etats-Unis, et le deuxième était un fervent défenseur de l’entière souveraineté du pays. Les Etats-Unis n’admirent pas Bartolomé Masó aux élections et favorisèrent la candidature de Tomás Estrada Palma. Comme il n’avait pas d’adversaire, il gagna les élections par défaut.

Le gouvernement de Tomás Estrada Palma

Comme Tomás Estrada Palma était un citoyen américain, celui-ci s’arrangea pour que la République ait des relations privilégiées avec les Etats-Unis. En 1903, il signa un traité de réciprocité avec les États-Unis. Les produits inscrits dans ces accords étaient généralement produits par des investisseurs américains à Cuba. Donc, les plus avantagés dans ces accords furent les Etats-Unis. En plus du traité de réciprocité, on signa un traité des relations entre les deux pays voisins. Cuba acceptait donc de louer des territoires aux États-Unis, et la fin de ce traité ne serait possible qu’avec une entente des deux pays participants. Les territoires loués étaient : la baie de Bahía Honda dans la province de Pinar del Río, abandonnée quelques années plus tard, et la baie de Guantanamo, où les Etats-Unis construisirent une base navale permanente. À cette époque, la majorité des capitaux provenaient de l’Angleterre, la puissance économique mondiale, mais les capitaux américains ne cessèrent d’augmenter, tout comme la puissance mondiale des Etats-Unis. Tomás Estrada Palma se fit critiquer par la population qui l’accusait de faire peu d’investissements dans les travaux publiques, malgré les budget constamment en surplus et les taxes élevées. De plus, on accusait son gouvernement d’encourager la discrimination raciale. En 1902, il y eut deux soulèvements armés contre le président Palma, et en 1903, les premières organisations marxistes furent crées. En prévision des prochaines élections, Palma décida de se représenter par l’entremise du Parti Modéré. Son opposant, José Miguel Gómez, représentait le Parti Libéral. Les élections étaient prévues le 23 septembre 1905, et Palma tenait absolument à un deuxième mandat. On assassinat le député libéral de Las Villas, Enrique Villuendas. Le Parti Libéral décida de se retirer de la course présidentielle et Tomás Estrada Palma gagna une seconde fois par défaut. En août 1996, les libéraux organisèrent des soulèvements armés, et le président demanda l’intervention militaire américaine. Le 29 septembre 1906, William H. Taft fut nommé Gouverneur provisoire de Cuba.

La seconde occupation militaire américaine

Durant les deux années de l’occupation, le gouvernement provisoire fut accusé d’être corrompu, de gaspiller les fonds publiques et de faire preuve de répression envers les associations de travailleurs. On élabora plusieurs lois complémentaires à la constitution, relative à l’organe judiciaire, au service civil, à l’autonomie des municipalités et on rendit le suffrage universel. Après, on organisa les élections municipales et provinciales, qui eurent lieu le 1er août 1908, et le 4 novembre 1908 on élit un nouveau président. Les deux candidats étaient Mario García Menocal du Parti Conservateur et José Miguel Gómez du Parti Libéral. Le Parti Libéral remporta les élections.

Les libéraux-conservateurs au pouvoir

Durant les années qui suivirent, trois libéraux-conservateurs furent élus présidents : José Miguel Gómez, Mario García Menocal et Alfredo Zayas. Ces trois gouvernements furent accusés de corruption, et d’être répressifs envers les ouvriers, ce qui popularisa les organisations à caractère socialiste. Tous étaient pro-américains, et conséquemment le capital américain continua à prendre de l’importance, jusqu’à devenir plus important que le capital anglais. Durant le mandat de Gómez, on encouragea un projet américain visant à construire un canal séparant Cuba en deux. Le projet tomba à l’eau, mais les Etats-Unis financèrent la construction d’écoles, de routes et d’hôpitaux sur l’île. Le mandat de Mario García Menocal fut marqué par la première Guerre mondiale. Lors de la guerre, Cuba apporta un support (peu important) aux Etats-Unis. Aussi, comme les champs de betteraves à sucre furent dévastés en Europe, la demande de sucre cubain augmenta. La Grande guerre influença aussi l’économie à cause de l’inflation, causée par la rareté de certains produits. Ainsi, il y eut inflation mais les salaires ne furent pas indexés. Aussi, plusieurs banques devinrent surendettées. Un autre événement marquant du mandat de Mario García Menocal fut la création de la première monnaie nationale en 1915. Le mandat d’Alfredo Zayas fut plutôt court, et il fut sans aucun doute un des plus corrompus de l’histoire cubaine. En effet, le président gagna, durant son mandat, deux fois le gros lot de la loterie nationale… Durant son mandat, on dit que la personne dirigeant réellement le pays est Enoch H. Crowder, un représentant des Etats-Unis. Celui-ci menaça le pays plusieurs fois d’imposer des sanctions économiques et de faire une intervention militaire si les recommandations qu’il faisait n’étaient pas respectées. Son mandat fut aussi marqué par les revendications populaire, qui étaient influencés par les mouvements russes nouvellement au pouvoir de la Russie (Révolution russe 1917). Aussi, on créa la Fédération étudiante universitaire (FEU) et le Parti Communiste Cubain (PCC). Les femmes commencèrent à réclamer leur droit de vote. De plus, les syndicats devinrent de plus en plus actifs et commencèrent à exposer leurs vues socialistes. La première confédération de syndicats cubains fut créée, le CNOC. Il y eut des élections présidentielles en 1924 et le général Gerardo Machado y Morales fut élu, il rentra au pouvoir en 1925.

Le gouvernement de Machado et la révolution de 1933

Machado fut élu, surtout pour sa promesse d’apporter de l’eau courante, des routes et des écoles partout au pays. Dès le début de son mandat, il fit un voyage aux États-Unis pour démontrer son intérêt à maintenir les bonnes relations politiques et économiques entre les deux pays. À son retour, il commença un régime répressif envers les mouvements socialistes et les syndicats, en ordonnant l’assassinat de plusieurs leader de ces groupes. Toutefois, son image de bon président fut maintenue quelques temps, par ses campagnes de travaux publics et de réduction du chômage. Toutefois, on ne pourrait qualifier Machado de nationaliste, puisque quatre-vingt-cinq pour cent des travaux publics furent confiés à des compagnies américaines. De plus, il créa plusieurs taxes sur l’essence et le gaz, ce qui améliora un peu l’état des fonds publics gravement endettés. Aussi, avec le motif de diversifier l’économie, il augmenta les tarifs douaniers sur quelques produits importés, ce qui eut pour effet d’augmenter la production de produits laitiers et de plusieurs autres produits.

Après ses bonnes œuvres, Machado entreprit une vaste campagne de popularisation. Et, en 1927, le congrès décida d’allonger le terme de Machado jusqu’à 1935, et ce sans élections universelles, car peu de Cubains eurent le droit de voter. À partir de ce moment, l’opposition organisa des vastes réunions et des protestations contre l’allongement du mandat de Machado, car c’était une violation de la constitution. La répression contre la dissidence augmenta de ce fait, et les assassinats continuèrent, et deux communistes furent tués, car ils distribuaient des tracts supportant le mouvement sandiniste au Nicaragua lors d’une conférence internationale à La Havane. Quelque temps plus tard, Juan Antonio Mella, le fondateur du Parti Communiste Cubain fut assassiné.

En 1929, après le Crack de la bourse new-yorkaise, une grave répression commença à Cuba, l’économie étant directement dépendante de l’économie américaine. Le prix du sucre diminua considérablement, et les exportations diminuèrent de soixante-six pour cent. Aussi, plusieurs industries fermèrent, et de nombreux ouvriers se retrouvèrent au chômage, les autres voyant leur salaire considérablement réduit. Les demandes de la population cubaine étaient nombreuses, et plusieurs grèves eurent lieu.

En 1930, les protestations anti-Machado augmentèrent considérablement, à un point tel que le président déclara l’état de guerre. Plusieurs opposant au régime furent tués, et l’Université de La Havane fut fermée. Les groupes de l’opposition, de droite ou de gauche, commencèrent à organiser des soulèvements armés. Un groupe fasciste, le ABC fut créé, et même si ses aspirations n’étaient pas partagées, une bonne partie des étudiants les supportèrent, parce qu’ils luttaient contre le régime de Machado. Des groupes d’opposition furent aussi créés aux États-Unis, et le gouvernement américain sentit qu’il devait intervenir. Ils envoyèrent un nouvel ambassadeur à La Havane, Benjamin Summer Welles, qui avait pour mission de diriger les négociations entre l’opposition et Machado. Il organisa des élections en 1934, pour que le nouveau président commence son mandat en 1935 (ce qui était déjà prévu). En échange, Machado dut amnistier les prisonniers politiques, mais il continua son régime répressif envers les groupes de travailleurs. Le CNOC organisa des grèves, dénonçant l’impérialisme américain (les États-Unis étaient intervenus dans les affaires politiques de Cuba), aussi, ils demandaient le rétablissement des libertés civiles et une réforme agraire. Le 7 août 1933, la rumeur que le président résignait circula, et aussitôt, des milliers de manifestants se réunirent au Palais présidentiel pour fêter. Machado donna l’ordre de tirer sur tous les manifestants à la mitraillette. Après cela, Machado compris qu’il n’avait d’autre choix que de laisser sa place. Il quitta son poste et le pays le 12 août.

Le Congrès de la République nomma Carlos Manuel de Cespedés président. Peu après, les travailleurs de l’industrie du sucre firent la grève, réclamant une réforme agraire. En août 1933, plusieurs paysans occupèrent des moulins à sucre et formèrent des comités populaires, qui avaient pour motifs d’aider la population rurale. La population rurale réclama l’exécution des supporteurs de Machado, et le remplacement de Céspedes par un président favorable aux mouvements populaires. Le mécontentement était aussi présent dans l’armée, et celle-ci organisa un putsch, supporté par les mouvements socialistes.

On nomma Ramón Grau San Martín, un professeur universitaire, président. Son administration était très hétérogène, il y avait des réformistes, des gauchistes et des réactionnaires. Le gouvernement de Grau San Martín adopta des mesures favorisant les paysans, la classe ouvrière et l’économie du pays. Il créa un Ministère du Travail, qui assura des bonnes conditions de travail aux ouvriers. Le gouvernement démontra aussi ses positions anti-impérialistes, s’opposant à ce que les américains interviennent dans les affaires cubaines.

Ramón Grau San Martín et Fulgencio Batista

Mais, Grau avait pour chef de l’armée Fulgencio Batista, un opposant aux groupes ouvriers. L’armée fusilla à quelques reprises des civils lors de démonstrations à caractère socialiste. La population s’indigna, condamnant le président pour ces actes répressifs. Le général Fulgencio Batista organisa un coup d’état, et Ramón Grau San Martín dut quitter son poste de président. On nomma Carlos Mendieta président, et Fulgencio Batista conserva son poste de Chef de l’armée. Quelques mesures furent adoptées, dont l’établissement de la peine de mort pour ceux reconnus coupables de terrorisme, on rendit illégales les grèves et les manifestations. De plus, on pouvait dire que l’armée avait le pouvoir du pays entre ses mains, et elle était financée par les États-Unis.
Pendant ce temps, Ramón Grau San Martín et ses supporteurs fondèrent le Parti révolutionnaire cubain (aussi appelé le Parti authentique), un parti nationaliste, socialiste et anti-impérialiste. Ce parti préparait une insurrection afin que Grau San Martín reprenne le pouvoir. Le Parti communiste cubain organisa plusieurs grèves pour demander des meilleures conditions de travail pour les ouvriers, pour l’abolition de l’amendement Platt et pour plusieurs autres demandes.

En mars 1934, le président américain Roosevelt accepta d’annuler l’amendement Platt, et un peu plus tard on signa un nouveau traité de réciprocité. Les manifestations devinrent de plus en plus importantes sur l’île, et Batista déclara l’état de guerre, ce qui lui permit d’utiliser l’armée contre les manifestants, et de causer plusieurs morts.

En 1936, Miguel Mariano Gómez arriva au pouvoir et il calma légèrement la population agitée. Il établit un programme pour le développement socio-économique. De plus, il amnistia les prisonniers politiques, il donna plus de liberté aux syndicats, et tous les groupes politiques retrouvèrent leur statut légal. À cet époque, le président Roosevelt semble plus souple envers les pays voisins, il impose moins son point de vue. Celui-ci a besoin du support de ses voisins contre le Régime nazi. Un important événement survenu durant le mandat de Mariano Gómez fut la création du CTC (la Confédération des travailleurs de Cuba).

La constitution de 1940

En 1939, on élit les délégués de l’Assemblée constituante afin qu’ils écrivent une nouvelle constitution. La majorité des députés élus étaient des autenticos. Les débats furent nombreux à cause du caractère hétérogène de l’Assemblée. Puis, on s’entendit sur une constitution, qu’on pourrait considérer comme étant avant-gardiste pour l’époque pour ses mesures sociales et son respect des droits humains. Voici les principaux points de cette constitution :

Égalité de tous les Cubains devant la loi
La discrimination (religieuse, raciale, sexuelle…) est illégale
On établit un maximum de propriété terrienne
On établit un salaire minimum
L’égalité salariale (à tâche égale, salaire égal)
On fixe la journée de travail et la semaine (quarante-quatre heures par semaine)
On respecte le droit de grève et la liberté d’association (syndicats)

Le 14 juillet 1940, il y eut des élections générales. Les deux candidats à la présidence étaient Batista, de la Coalition social-démocrate, et Ramón Grau San Martín du Parti révolutionnaire cubain. Batista remporta les élections. Son mandat fut marqué par la Deuxième Guerre mondiale. Cuba contribua peu à cette guerre. Quelques Cubains s’engagèrent volontairement dans les armées Alliées. Plusieurs produits cubains furent vendus aux Alliés, et quelques bateaux marchands cubains furent coulés par les Allemands.
Aussi, la masse ouvrière continua sa lutte pour de meilleures conditions de travail, par des manifestations ou par la parade des ouvriers lors du Jour du travail le 1er mai. En résumé, le gouvernement de Batista fut un gouvernement subordonné aux intérêts américains, accusé de corruption, de discrimination et de peu d’action pour contrer les mauvaises conditions des habitants. On dit qu’il ne respecta pas la Constitution de 1940.

Les gouvernement autenticos

Il y eut des élections le 1er juin 1944, opposant la Coalition social-démocrate (Carlos Saladrias) à Ramón Grau San Martín du Parti révolutionnaire cubain. Grau San Martín remporta une fois de plus les élections. Durant les deux ans qui suivirent, son gouvernement fut généralement bon. La condition des Cubains s’améliora, il y eut des surplus budgétaires, la production était en hausse, les taxes en baisse. De plus, on fit de nombreux travaux publics, et on annonça une réforme agraire. Le pays s’industrialisa, et l’économie se diversifia. La majorité des demandes de la population étaient comblées. Mais durant les deux dernières années de son mandat, la corruption fit en sorte d’annuler la bonne opinion de la population envers Ramón Grau San Martín. Comme lors de son premier mandat, il y eut beaucoup de répression envers les syndicats. À la fin du mandat de Grau San Martín, les fonds publics étaient en déficit de soixante-huit million de pesos.

En 1948, un autre autentico fut élu président : Carlos Prío Socarras. Son mandat ne fut pas très différent des deux dernières années : criminalité élevée, gangs criminels, critiques des mouvements socialistes, répression contre les syndicats. Les syndicats se caractérisaient par leur division : il y avait les syndicats officiels, légaux, dirigés par Eusebio Mujal, un anti-communiste au service de la partie patronale et du gouvernement, et les autres, plutôt socialistes. Les États-Unis envoyèrent des experts pour étudier les problèmes économiques de l’île : on suggéra de développer l’industrie touristique, d’améliorer les voies de communications et de faciliter les investissements étrangers, notamment en réduisant les salaires des ouvriers. Les ouvriers manifestèrent contre ces réformes, et Prío ne les appliqua pas. En 1950, il y eut la création de la Banque nationale de Cuba.

Durant les gouvernements autenticos, on vit l’émergence d’un nouveau parti politique : le Parti du peuple cubain (aussi appelé Ortodoxo). Ce parti était en fait une division nationaliste du Parti révolutionnaire cubain. Il fut fondé en 1947, dans le but de réformer l’économie cubaine et d’améliorer les conditions de vie de la population. Leur plate-forme politique était basée sur l’indépendance économique, la diversification de l’économie, l’industrialisation et la nationalisation des services publiques. On voulait ainsi une plus grande intervention de l’état dans l’économie.

Le coup d’état de Batista et la Révolution castriste

Le 1er juin 1952, on procéda aux élections du prochain président. Trois partis s’opposaient : le Parti autentico avec Carlos Hevía, le Parti de l’action unitaire avec Fulgencio Batista et le Parti ortodoxo avec Roberto Agramonte, qui semblait être le favori. Les États-Unis supportaient Batista, car ils avaient été déçus de l’administration du Parti autentico. Le 10 mars 1952, Batista monta un coup d’état.

Peu après le coup d’état, Fidel Castro, un jeune avocat, écrivit un manifeste dénonçant les objectifs du coup d’état de Batista. Le manifeste était un appel aux cubains pour lutter contre une prochaine dictature. Fidel Castro ne fut pas le seul à dénoncer le coup d’état, le parti socialiste populaire (PSP) et les autre mouvements socialistes s’opposèrent à une dictature, tandis que les autres partis se joignirent à Batista. Une des premières actions de Batista après être entré au pouvoir fut la dissolution du Congrès de la République, qui fut remplacé par le Conseil Consultatif, constitué de supporteurs de Batista. Beaucoup de dissidents furent emprisonnés, et les partis politiques devinrent illégaux. En plus d’opprimer les dissidents, Batista prit le contrôle sur les syndicats. Batista, comme nous l’avons déjà vu, était un fervent serviteur des États-Unis. Il favorisa donc les grandes entreprises et protégea les intérêts américains, souvent au détriment des intérêts cubains. Ceci fit en sorte que la plupart des salaires des ouvriers furent réduits.

Durant ces années, plusieurs mouvements s’opposèrent à Batista. Les étudiants réclamaient le respect de la Constitution de 1940. Les travailleurs manifestent pour retrouver leurs salaires et de bonnes conditions de travail. Les paysans réclamaient une réforme agraire. Durant ces manifestations, Batista fait preuve de violence, et lors d’une manifestation étudiante, douze étudiants furent tués. Fidel Castro, voyant que les moyens pacifiques ne semblaient pas fonctionner, décida de préparer une insurrection. Il décida d’attaquer la base militaire Moncada (la deuxième en importance au pays), située à Santiago de Cuba.. L’organisation de la révolution était divisée en deux : il y avait le comité militaire, dirigé par Fidel Castro, et le comité civil, dirigé par Abel Santamaría. Les membres de ces comités étaient majoritairement de la classe ouvrière ou moyenne, jeunes et non impliqués dans la politique avant l’arrivée de Batista. La date du 26 juillet 1953 a été choisie pour le jour de l’attaque, parce que le carnaval dans la ville servirait de distraction aux autorités. Le groupe de combattants regroupe 135 militants, divisés en trois groupes, dirigés par Fidel Castro, Abel Santamaría et Raúl Castro (le frère de Fidel). Fidel attaqua la base, tandis que les deux autres attaquèrent l’hôpital civil et le Palais de justice. Le groupe de Fidel réussit à prendre la base, mais il fut surpris par une patrouille imprévue. Fidel ordonna le retrait, voyant la défaite imminente. Après l’attaque, Batista déclara l’état de siège à Santiago de Cuba et les droits constitutionnaux furent suspendus partout sur l’île. Pendant ce temps, Fidel prit la fuite vers la montagne. Le 1er août 1953, ils furent surpris, et on les envoya à la prison.
Le procès des révolutionnaires commença le 21 septembre. Fidel dut se défendre seul, puisque son avocat n’avait pas été autorisé à le consulter à la prison. Après la première session du procès, les juges décidèrent qu’il devait être jugé seul, étant l’initiateur de l’attaque. Son procès commença le 16 octobre. Mais, au lieu de plaidoyer en tant que défenseur, il se convertit en accusateur, accusant Batista de dictature. Aussi, il établit un programme de réformes qu’il appliquerait s’il était au pouvoir. On le condamna à quinze ans d’emprisonnement à l’île des Pins.

Pendant l’incarcération de Fidel, les actions contre le gouvernement de Batista se multiplièrent, principalement de la part des étudiants, des ouvriers, des intellectuels et des groupes féministes. Ils manifestaient principalement pour le respect des droits humains, la démocratie et de meilleurs conditions de vie. Plusieurs organisations demandèrent aussi l’amnistie de Fidel Castro et des autres militants emprisonnés. Le 15 mai 1955, Fidel Castro fut libéré, en compagnie de plusieurs autres révolutionnaires. Fidel et son frère, constamment menacés de la part des autorités, demandèrent l’asile politique au Mexique. Ils se réunirent là-bas avec plusieurs autres révolutionnaires exilés. C’est en septembre que Fidel Castro fit la rencontre de son fidèle camarade, Ernesto Che Guevara, un argentin engagé dans la lutte pour les meilleurs conditions des peuples latino-américains. Puis, vers la fin de cette année, Fidel Castro fit le tour de plusieurs villes américaines afin de se faire appuyer par les immigrés cubains.

En 1956, même après les nombreuses manifestations contre son régime, Batista rejettent l’idée de déclencher des élections en 1958. Après cet événement, plusieurs autres groupes se mettent à considérer la lutte armée pour remplacer Batista. Des officiers de l’armée tentèrent un coup d’état militaire pour ensuite instaurer un gouvernement civil, mais ils furent dénoncés. Puis, une faction révolutionnaire de la Fédération des étudiants de l’université, le directorat révolutionnaire, s’engagea dans la lutte armée, ainsi que le PSP.

Au Mexique, le groupe de Fidel préparait un retour à Cuba afin d’amorcer une révolution. Ils établirent un camp, se procurèrent des armes, commencèrent un entraînement militaire et le recrutement de fonds, provenant de Cubains sur l’île ou d’émigrés, mais aussi de supporteurs mexicains. Fidel acheta le Granma, un vieux yacht, afin de retourner à Cuba. Le bateau partit le 25 novembre 1956. Afin de préparer l’arrivée du Granma, le mouvement de Fidel, désormais appelé le Mouvement 26-7 (pour le 26 juillet), en alliance avec le PSP et le directorat révolutionnaire, organisèrent un grève générale à Santiago. Cependant, le yacht n’arriva ni à l’endroit prévu, ni à la date prévue. Ils échouèrent dans des marécages, et quand les révolutionnaires arrivèrent à la côte, ils étaient déjà encerclés par des soldats.

Le premier échange de coup de feu entre les révolutionnaires et l’armée eut lieu le 5 décembre 1956. Vingt des révolutionnaires (sur quatre-vingt-deux) furent tués, et plusieurs autres emprisonnés. Après ces lourdes pertes, l’effectif des révolutionnaires augmente, des paysans et des civils se joignirent à eux. La première victoire des révolutionnaires eut lieu le 17 janvier 1957, lors d’une attaque d’une base militaire à La Plata. Cette victoire permit aux guérilleros de se fournir en armes et en ressources de toutes sortes (vêtements, médicaments). En février, le groupe rebelle gagne en popularité dans le monde après l’entrevue de Fidel accordée à Herbert L. Matthews (du New York Times). Il y eut une autre victoire importante en mai, quand les révolutionnaires saisirent un artillerie à El Uvero. En juillet 1957, le groupe étant plus puissant, une colonne se sépare de celui-ci, dirigée par le Che.

Pendant que les attaques avaient lieu dans la Sierra Maestra, la population manifestait fréquemment et d’autres groupes tentaient des attaques armées. Le 13 mars 1957, le directorat révolutionnaire et les militants autenticos attaquèrent le Palais présidentiel dans le but de tuer Batista. On ne sait trop comment (plusieurs versions existent) mais il réussit à se sauver. Les attaques terroristes continuent de se multiplier, le gouvernement se vengeant de ces attaques en tuant des civils. Batista rejeta toujours les requêtes de négociations pacifiques.

Le 17 février 1958, une importante bataille eut lieu à Pino del Agua, puis, en mars 1958, il y eut la création de plusieurs autres colonnes révolutionnaires.

Afin de lutter contre toutes les troupes révolutionnaires (Mouvement 26-7, directorat révolutionnaire, PSP), Batista se fait envoyer des armes, surtout des États-Unis. Puis, le 9 avril 1958, il y eut une grève nationale. Pendant ce temps, l’armée de Batista préparait une offensive finale, visant à éliminer définitivement les dissidents armés. Il envoya 10 000 soldats dans la Sierra Maestra. Les combats entre les rebelles et l’armée prirent de l’ampleur à compter du 24 mars 1958, les rebelles étant 300 en tout. Durant les mois de juillet et d’août, il y eut pas moins de cent combats entre les deux groupes. Le M-26-7 expansionna son territoire, et deux colonnes, dirigées par Camilo Cienfuegos et Ernesto Che Guevara, arrivèrent à Villa Clara. Santa Clara, la capitale, est le centre de communication de l’armée de Batista. Elle est donc un point stratégique à atteindre. Après l’arrivée des rebelles, l’armée décide d’augmenter son effectif à Santa Clara. De plus, elle envoie un train blindé de vingt-deux wagons, transportant des soldats et du matériel de guerre. La bataille entre les deux camps commence le 29 décembre 1958. L’armée compte 4000 hommes, contre 5000 rebelles (de nouvelles recrues pour la plupart). Le train est déraillé, les habitants participent à la bataille. L’armée subit une défaite le 1er janvier. On considère cette date comme la date du triomphe de la Révolution, puisque Batista prit la fuite vers la République dominicaine ce jour-là. On instaura le gouvernement provisoire révolutionnaire le 4 janvier 1959.

 

Les premières années du gouvernement révolutionnaire
Le président nommé est Manuel Urrutia Lléo, que l’on remplaça un peu plus tard par Osvaldo Dorticos. Le gouvernement provisoire démantela le Congrès de la République (devenu le Conseil consultatif) et l’appareil administratif et politique du pays. On mit en place des tribunaux révolutionnaires, qui imposent des peines pouvant aller jusqu’à la peine de mort pour les anciens acteurs du régime de Batista. Tous les biens acquis frauduleusement furent confisqués, l’armée et les corps de police furent dissolus. Les dirigeants du CTC (confédération de travailleurs de Cuba) sont mis à la porte.

Les deux premières actions importantes du gouvernement révolutionnaire furent les réformes agraires et urbaines.

D’autres réformes sont appliquées, surtout des réformes sociales. On interdit les loteries et autres jeux de hasard, on renforce les mesures visant à l’élimination du trafic de drogue et de la prostitution. Il y a des réformes dans l’éducation et dans la santé (plus de services, et tous gratuits). Puis, on nationalise certaines industries, surtout américaines. On assure un salaire minimum à tous, et on tente d’éliminer la discrimination.

De plus, une importante campagne d’alphabétisation est menée partout au pays, de janvier à décembre 1961. Cette campagne demanda l’implication de 300 000 enseignants, divisés en brigades appelées Conrado Bénitez. Les participants à cette campagne n’étaient pas tous enseignants de profession. Ils reçurent une formation d’une semaine, après quoi ils étaient dispersés sur l’île afin que tous aient accès à l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Après cette campagne, on créa des écoles partout sur l’île, dont des écoles du soir pour adultes afin qu’ils puissent atteindre la sixième année de scolarité.

Dès l’entrée au pouvoir des révolutionnaires, la bourgeoisie cubaine, les investisseurs américains et le gouvernement américain s’inquiétèrent pour leurs intérêts. Les conspirateurs, pour la plupart des latifundistes (des grands propriétaires terriens), des propriétaires de casino, des militaires de Batista, furent armés et organisés par la CIA (Central Intelligence Agency). Ils bombardèrent des édifices, de usines et des champs. Le gouvernement encourage les cubains à émigrer vers les États-Unis, et les citoyens américains à ne plus faire de commerce avec Cuba. Le 15 avril 1961, il y eut des attaques aériennes de ces conspirateurs. Le 16 avril, Fidel Castro proclama le caractère socialiste de la Révolution (voir histoire des systèmes politiques), et le 17 avril 1961, il y eut des attaques aériennes à la Baie des Cochons. Les Cubains l’emportèrent, et les États-Unis durent payer des indemnisations à Cuba pour avoir financé ces attaques.

En août 1962, l’Union soviétique proposa à Cuba de la protéger, en installant des missiles nucléaires sur l’île. La véritable intention de l’URSS était d’avoir une clé vers l’Amérique, afin d’expansionner son pouvoir, mais aussi de pouvoir attaquer les États-Unis dans un éventuel conflit armé (Les États-Unis et l’URSS étaient en guerre froide). Les américains prirent conscience de la présence de ces missiles, et ils imposèrent un blocus naval sur Cuba. Après plusieurs négociations, auxquelles Cuba n’a pas participé, l’URSS accepta de retirer ses missiles, à condition que les attaques contre Cuba cessent et que les États-Unis retirent leurs missiles en Turquie.

Peu après ces conflits, les États-Unis commencèrent d’autres mesures afin d’affaiblir le gouvernement révolutionnaire. En 1965, on interdit aux citoyens américains de voyager à Cuba. Puis, durant la même année, on commença une guerre biologique contre Cuba, qui consistait en l’envoi de produits chimiques ou de virus sur l’île, qui affectaient la population, la faune et la flore (dont les champs de canne à sucre).

À cause de ces attaques américaines, les premières années du gouvernement révolutionnaire furent consacrées à la défense nationale. Puis, en 1965, on commença à mettre l’emphase sur le développement socio-économique. On se donne un objectif de production de 10 000 tonnes de sucre pour l’année 1970, qui n’est pas atteint. Malheureusement, au lieu de mettre l’emphase sur la diversification économique, le gouvernement révolutionnaire remplaça la dépendance économique envers les États-Unis par une dépendance envers l’URSS. Ainsi, la monoculture de canne à sucre continua jusqu’en 1990. Durant les premières années, le gouvernement fit aussi quelques erreurs concernant la gestion de son budget, en fait, il n’y en avait quasiment pas. On faisait des dépenses sans compter, on réduisait son revenus (services gratuits, baisse des taxes), et ainsi, il y eut un déficit énorme, qui augmenta la dette extérieure du pays. De plus, en prenant des décisions politiques, le gouvernement semble négliger les organisations de masse en ne les consultant presque pas.

Puis, durant les années 1970, le développement socioculturel fut considérable. On créa plusieurs institutions sportives et culturelles ouvertes à tous. Le nombre d’institutions scolaires et médicales augmenta considérablement. Aussi, les conditions de vie s’améliorèrent en général, avec la santé de la population. Puis, en 1975, il y eut le premier congrès du Parti Communiste Cubain, qui avait pour but d’écrire un projet de constitution et d’établir le programme du parti.

La constitution de 1976:
Cuba est un état souverain et socialiste
Le Parti Communiste Cubain est la force dirigeante de la société et de l’état
L’économie du pays est socialiste (le peuple a une propriété collective des moyens de production)
Les droits fondamentaux ainsi que l’éducation et la santé sont garantis à tous les citoyens sans discrimination
Le suffrage est universel et direct
Modification de la structure administrative. Le pays est divisé en quatorze provinces et 169 municipalités

L’assemblée nationale est l’organe suprême du pouvoir de l’état, et ses délégués sont élus tous les cinq ans. Elle élit un conseil d’état et un président (qui est toujours Fidel Castro). Les municipalités sont divisées en districts électoraux d’à peu près 300 électeurs.

À partir de 1975, on fit une utilisation plus efficace des ressources du pays. Les exportations et les importations furent en hausse, de même que la production en générale. En plus d’un développement économique considérable, le développement socioculturel continua de progresser. Plusieurs maladies furent éradiquées, telles la polio, la diphtérie et le tétanos. On construisit plus de 60 000 maisons par année, alors que la normale est de 800 par année.

Durant les années 1980, il y eut un développement scientifique considérable. On créa le CENIC, le Centre national de recherche scientifique. On commença à pratiquer la transplantation d’organe dans les hôpitaux, et l’industrie pharmaceutique et biotechnologique se développa. Mais, durant ces années, l’économie a semblé moins bien se porter. Il y eut inflation, le prix du sucre diminua, les intérêts et la dette nationale étaient en hausse. On mit la faute sur des désastres naturels. Comme l’économie se portait moins bien, une seconde vague d’émigration vers les États-Unis commença.

La politique américaine continua à être dure envers le gouvernement révolutionnaire, et les attaques terroristes continuèrent, quoiqu’elles étaient moins fréquentes. L’administration la plus dure envers Cuba fut sans doute celle de Bush, après celle de Kennedy durant la Guerre froide. Durant les années 1980, les républicains firent un comité afin d’établir la politique à suivre avec Cuba. Ils statuèrent que les États-Unis ne pouvaient pas accepter la présence du socialisme à Cuba, et qu’il faudrait par conséquent expulser tous les diplomates cubains des États-Unis, et briser les relations diplomatiques avec Cuba. Il fallait aussi faire de la propagande afin de dépopulariser le gouvernement castriste. Le gouvernement américain décida donc de financer une radio contre-révolutionnaire dont la diffusion se rendrait jusqu’à Cuba. Ces radios sont accessibles de temps en temps sur l’île, même si le gouvernement castriste tente de brouiller les ondes.

En 1990, 1quatre-vingt pour cent des échanges économiques se fait avec l’URSS ou les pays du Bloc socialiste. Cependant, l’URSS se sépara et le bloc s’effondra, et la plupart des partenaires économiques de l’île disparurent. Le gouvernement procéda donc au rationnement des denrées et à des coupes dans les services, surtout dans les activités culturelles mais aussi dans l’électricité. 100 000 employés perdirent leur emploi suite à cet événement, mais ils reçurent tout de même soixante pour cent de leur salaire. On procéda aussi à une réorganisation de l’économie et des finances publiques, et on créa certaines taxes. De plus, on trouva de nouveaux partenaires économiques, en échangeant avec des pays capitalistes.

Afin d’aider à la survie de la population, on libéralisa l’économie, en permettant la création de petites entreprises privées et en créant des unités basiques de production coopérative, qui avaient pour but de rendre la population plus autonome. 1Ainsi, en 1996, trente-trois pour cent des terres appartenaient à l’état, quarante-deux aux unités basiques de production coopérative, dix pour cent aux coopératives et quinze pour cent à des producteurs privés. On encouragea ainsi la population à se créer des emplois. Aussi, on autorisa la possession et la circulation de devises étrangères. Ainsi, les Cubains recevant des dons de l’étranger en monnaie étrangère pouvaient utiliser cet argent.

Ces mesures servirent à ralentir la décroissance économique et à rétablir l’économie à long terme.

1993 : baisse de 34% comparé à 1989
1994 : hausse de 0,2%
1995 : hausse de 2,5%
1996 : hausse de 9,6%

Aujourd’hui, Cuba a une économie plus saine, diversifiée, et possède plusieurs partenaires économiques. Malgré les agressions américaines toujours présentes (voir l’embargo américain), plusieurs brigades et groupes expriment leur support envers le gouvernement castriste, par l’envoi de don ou par la venue de groupes d’échange.