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Nagisa Oshima

Réalisatrice, Scénariste


 

 

OSHIMA NAGISA

Oshima Nagisa: Son nom pourrait se traduire par 'la plage (nagisa) de la Grande île (Oshima). Nagisa est un prénom de femme, ce qui lui valut les inévitables colibets de ses camarades de classe. A l'université, il fait du théâtre. Il fera son entrée à la compagnie de cinéma Shochiku; mais à la différence de Kobayashi employé lui aussi par cette compagnie, Oshima n'avait pas pour objectif initial de faire du cinéma car c'est pour accompagner un de ses amis qu'il passa un examen pour devenir assistant-réalisateur. Ouvert d'esprit, il ne manquait pas une occasion de voir ce qui se passait en occident. Parlant de cette époque, il se qualifie d' 'affamé de culture'.


Avec son deuxième film, Contes cruels de la jeunesse, il atteint son but: c'est un succès et les critiques le soutiennent. Il avait alors le champs libre, la Shochiku n'avait d'autre choix que de dérouler le tapis rouge à ses pieds. Son troisième film, La Shochiku produit et distribue sans broncher ses films: il réalise alors Nuit et boruillard du Japon en 1960, au contenu subversif et choquant pour le Japon de l'époque.

L'obsédé en plein jour (1960) est pour Oshima l'occasion de peaufiner sa technique, notamment au montage. Il prend visiblement plaisir à expérimenter de nouvelles voies. Toujours agitateur, il va même en 1967 dans A propos des chansons paillardes au Japon noircir le rond central du drapeau japonais pour signifier la mort politique du Japon. En 1968, il réalise La pendaison, dans lequel il suit la vie d'un coréen au Japon, condamné à la peine capitale pour viol. Il s'interesse au sort des coréens au Japon car, outre le fait qu'ils forment la communauté d'étrangers la plus importante au Japon, cela lui permet de porter un regard à la troisième personne sur le Japon; une vision distanciée des évènements pour que les japonais puissent eux-même se comprendre. Oshima désire alors faire évoluer son pays: il peut constater qu'aujourd'hui la situation s'est bien améliorée.

Responsable de pics d'audimats des soirées de la chaîne Arte, L'Empire des sens (1976) doit son existence à un français. Anatole Dauman voulait produire un film d'Oshima, un roman-porno. Le sujet fut vite arrêté, mais Oshima dut mûrement préparer la réalisation pendant trois années. En 1975, il débute un tournage confidentiel: motus et bouche-cousue au pays du Soleil levant: la censure en vigeur aurait pu être extrêment virulente à l'égard du film. Les risques inhérents à cette situation ne manquent pas de motiver Oshima. Il tourne la suite d'un diptyque qui n'en est pas vraiment un. L'Empire de la passion est réalisé en 1978. Après Max, mon amour en 1986, il ne réalisera plus aucun film au Japon jusqu'à Tabou (Gohatto) en 1999.

 

 

 

 

 

 

 

 

Son oeuvre:

Tabou (Gohatto) (1999)
Max mon amour (1985)
Furyo (Merry Christmas, Mr Lawrence) (1982)
L'Empire de la passion (Ai no borei) (1978)
L'Empire des sens (Ai no Korida) (1976)
Une petite soeur pour l'ete (Nasutno Imoto) (1972)
La Ceremonie (Gishiki) (1971)
Il est mort apres la guerre (1970)
Le Petit Garcon (Shonen) (1969)
La Pendaison (1969)
Journal du voleur de Shinjuku (1968)
A propos des chansons paillardes au Japon (Nihon Shunka-Ko) (1967)
Violence en plein jour (Hakuchu no torima) (1966)
Le Journal de Yunbogi (1965)
Les Plaisirs de la chair (Etsuraku) (1965)
Soldats imperiaux oublies (Wasurerareta Kogun) (1963)
Le Revolte (1962)
L' Enterrement du soleil (Taiyo no Hakaba) (1960)
Contes cruels de la jeunesse (Seishun Zankoku Monogatari) (1960)
Nuit et Brouillard au Japon (Nihon no horu to kiri) (1960)
Une ville d'amour et d'espoir (1959)
Carnet des Ninja (1937)

 

 


 

 

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