L'histoire de cinéma français:

Le cinéma français est l'un des rares à résister encore aujourd'hui à l'hégémonie américaine, même si c'est de plus en plus faiblement, puisque au début des années 1990 il ne recueille plus que le tiers des recettes en salles sur son propre marché national. Il est cependant riche d'une longue histoire et de sa diversité esthétique. Il est, d'autre part, soutenu par un système administratif exceptionnel en Europe, datant des années 1940, qui redistribue les taxes sous forme de subventions aux créations.

Les pionniers
Le Cinématographe, qui a donné notre «cinéma», est un brevet français, déposé par la firme lyonnaise des frères Lumière, créateurs en outre des premiers films documentaires, tel l'Arrivée d'un train à La Ciotat (1897).
Un autre Français, homme de spectacle formé à l'école anglaise du music-hall et de la prestidigitation, Georges Méliès, a inventé le film de fiction, mis en scène avec acteurs et décors. Son Voyage dans la lune , inspiré d'un roman de Jules Verne, est le premier succès international du cinéma naissant (1902).

C'est encore en France qu'est lancée l'organisation industrielle de la production et de la diffusion de films, avec Charles Pathé, créateur de la société Pathé frères; sa firme domine largement le marché mondial jusqu'à la guerre de 1914, y compris sur le territoire américain grâce à sa succursale Pathé Exchange.
Léon Gaumont crée sa propre firme en 1895, qui joue un rôle majeur dans les années 1910-1920. Le premier réalisateur important de la maison Gaumont, Louis Feuillade, lance le «serial» (film policier à épisodes) avec Fantômas (1913-1914), puis les Vampires (1915) et Judex (1917).


Les années 1920
La Première Guerre mondiale est fatale à l'exportation de films français. Dès lors, le marché international du cinéma est de plus en plus pénétré par la production américaine.
Cependant, un courant dit «impressionniste» se développe en France entre 1916 et 1928, soutenu et animé par un critique théâtral, lui-même auteur dramatique, Louis Delluc. Resté très marginal dans la production française, ce courant a pourtant apporté quelques chefs-d'œuvre aux styles très divers, comme la Chute de la maison Usher (1928) de Jean Epstein, l'Argent (1929) de Marcel L'Herbier ou Napoléon
(1927) d'Abel Gance.
Un jeune réalisateur, René Clair, débute avec une comédie en forme d'hommage aux pionniers d'avant 1914, Paris qui dort (1924), et un court métrage très provocateur, Entr'acte (1924). Adaptant Labiche, il signe quelques titres qui serviront de références à la comédie cinématographique «made in France»: Un chapeau de paille d'Italie (1928), les Deux Timides (1929).À la fin des années 1920, la production française est en crise: elle ne totalise que 50 films en 1928, contre souvent une centaine par an antérieurement. Les nouvelles techniques du parlant arrivent d'Amérique, sans concurrence sur le marché européen.

Les années 1930
René Clair domine le début de la décennie, avec quelques films sonores assez habiles, qui utilisent à merveille le populisme parisien et le goût pour la chansonnette (Sous les toits de Paris , 1930; Quatorze Juillet, 1933). Jacques Feyder, après quelques films muets et une courte carrière américaine, revient à Paris pour réaliser des œuvres caractérisées par une grande virtuosité technique: le Grand Jeu (1934), la Kermesse héroïque (1935). Au même moment, une œuvre brève mais fulgurante apparaît: celle de Jean Vigo, avec Zéro de conduite (1932) et l'Atalante (1934).La seconde partie de la décennie est dominée par Jean Renoir et par le courant du «réalisme poétique», essentiellement les films du tandem Marcel Carné-Jacques Prévert. Elle se termine par deux chefs-d'œuvre: Le jour se lève (Carné-Prévert) et la Règle du jeu
(Jean Renoir), tous deux de 1939.

Autour de la Nouvelle Vague

Il n'y a pas de véritable relève de génération après la guerre; il faut attendre la fin des années 1950 pour voir apparaître une rupture esthétique, en dehors du cas isolé représenté par Robert Bresson (Un condamné à mort s'est échappé, 1956). En 1959, ce sera la Nouvelle Vague, avec d'un côté le groupe des Cahiers du cinéma (Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol, Éric Rohmer, Jacques Rivette), de l'autre Alain Resnais et ses amis (Agnès Varda, Alain Robbe-Grillet, etc.). Leurs premiers films: Hiroshima mon amour (Resnais), les Quatre Cents Coups (Truffaut), À bout de souffle (Godard) auront un retentissement international considérable.

En revanche, les événements de Mai 68 ne jouent qu'un rôle secondaire dans le champ du cinéma, en dehors de la carrière alors marginale de Jean-Luc Godard, qui ne reviendra au cinéma distribué en salles commerciales qu'en 1980, avec Sauve qui peut (la vie). Les autres cinéastes de la Nouvelle Vague prolongent une carrière marquée par un retour au récit classique, comme chez Claude Chabrol et François Truffaut. Toutefois, Éric Rohmer, cinéaste littéraire et personnel, trouve un public qui lui sera fidèle tout au long de ses «Contes moraux» et de ses «Comédies et proverbes», de Ma nuit chez Maud (1969) à Pauline à la plage (1983) et au Conte de printemps (1990).

À côté de ce cinéma dit «d'auteurs», la production commerciale va de la veine comique d'un Gérard Oury aux films d'action ou d'aventures dans lesquels les carrières d'Alain Delon et de Jean-Paul Belmondo trouveront un nouveau souffle, tandis qu'un Costa-Gavras tente de réconcilier le film «engagé» avec le grand public, de Z (1969) à Missing (1982), en passant par l'Aveu (1970) et État de siège (1973).

Les années 1990

Parmi les rares talents confirmés au cours de la période, il convient de citer ceux de l'ombrageux Maurice Pialat, qui triomphe enfin publiquement avec son Van Gogh (1991), et du Polonais Krzysztof Kieslowski, révélation du festival de Cannes 1988 avec Tu ne tueras point, qui tournera en France la trilogie Trois Couleurs: Bleu, Blanc et Rouge (1993-1994).Au début des années 1990, le cinéma français s'adresse de plus en plus à la génération des adolescents avec les paraboles poétiques de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet (Delicatessen , 1991; la Cité des enfants perdus, 1995) ou les œuvres provocantes de Léos Carax (Mauvais Sang , 1986; les Amants du Pont-Neuf, 1991) et de Cyril Collard (les Nuits fauves, 1992), alors que leurs parents ne fréquentent plus guère les salles obscures, sinon pour voir les adaptations littéraires de Claude Berri (Jean de Florette et Manon des sources, 1986, ou Germinal, 1993) ou de Jean-Jacques Annaud (le Nom de la rose, 1986; l'Amant, 1992). Luc Besson, après Subway (1985) et le Grand bleu (1988), réalise deux films d'action à succès, Nikita (1990, repris par un réalisateur américain et un réalisateur japonais) et Léon (1994), avant son film d'anticipation le Cinquième élément (1997). Quelques réalisations récentes inaugurent sans doute une nouvelle ère du cinéma français, entre comédie de mœurs et critique sociale d'une nouvelle société. Citons entre autres : Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel (1993) de Laurence Ferreira Barbosa; Personne ne m'aime (1994) de Marion Vernoux; Chacun cherche son chat (1996) ou Un air de famille (1996) de Cédric Klapish; Y aura-t-il de la neige à Noël ? (1996) de Sandrine Veysset, Western (1997) de Manuel Poirier; ou, sur un autre mode : Regarde les hommes tomber (1994) de Jacques Audiard, Pigalle (1995) de Karim Dridi, ou la Haine (1995) de Mathieu Kassovitz.






 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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Les films français

 

 

François Truffaut

 

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LA MATRICE RECHARGÉE à Cannes

vendredi 4 avril 2003, 7h00


Le 56e Festival de Cannes, qui se déroulera du 14 au 25 mai prochain, accueillera le film THE MATRIX RELOADED en sélection officielle (hors-compétition), ont annoncé jeudi les organisateurs.

Ce second volet de la trilogie mettra à nouveau en vedette Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss et Hugo Weaving, auxquels s'ajoutent entre autres Jada Pinkett Smith, Monica Bellucci et Lambert Wilson.

L'équipe du film sera présente pour la première internationale, qui sera présentée hors-compétition le jeudi 15 mai soit à la même date que la sortie nord-américaine du film.

Toujours du côté de l'univers de LA MATRICE, un nouveau volet de la série THE ANIMATRIX a fait surface sur le Web. DETECTIVE STORY est un court-métrage d'animation réalisé par le réputé Shinichiro Watanabe (COWBOY BEBOP) et est un des neufs segments animés de la série THE ANIMATRIX. Un clip pour être vu et l'épisode au complet sera bientôt disponible en ligne (cliquez le bouton LIENS au bas de cet article). Un autre court-métrage, THE FINAL FLIGHT OF THE OSIRIS, peut être vu en sale avant le film DREAMCATCHER. La série complète de neuf court-métrages sera disponible en DVD le 3 juin.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Quatre cents coups (1959)

François Truffaut

Pierrot le fou (1965)

Jean-Luc Godard

Le Dernier Metro (1980)

François Truffaut

À bout de souffle (1960)

Jean-Luc Godard

Jules et Jim (1962)

François Truffaut

Léon (1993)

Luc Besson

Le Petit soldat (1963)

Jean-Luc Godard

Nikita (1990)

Luc Besson

Jeanne d'Arc (1998)

Luc Besson

L'Homme qui aimait les femmes (1977)

François Truffaut

 

 

 

 

 

 

 

François Truffaut

e Dernier Metro (1980)
L'Homme qui aimait les femmes (1977)
L' Histoire d'Adèle H (1975)
La Nuit américaine (1973)
Une belle fille comme moi (1972)
La mariee etait en noir (1968)
Fahrenheit 451 (1966)
La Peau douce (1964)
Jules et Jim (1962)
L'Amour a vingt ans (1962)
Tirez sur le pianiste (1960)
Les Quatre cents coups (1959)

Jean-Luc Godard

À bout de souffle (1960)
Vivre sa vie (1962)
Le Petit soldat (1963)
Le Mépris (1963)
Pierrot le fou (1965)

Luc Besson

Jeanne d'Arc (1998)
Le Cinquième élément (The Fifth Element) (1996)
Léon (1993)
Atlantis (1991)
Nikita (1990)
Le Grand Bleu (1988)
Subway (1985)
Le Dernier Combat (1982)

 

 

 

 

 

 

 

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