| L'histoire de cinéma français: Le cinéma français est l'un des rares à résister encore aujourd'hui à l'hégémonie américaine, même si c'est de plus en plus faiblement, puisque au début des années 1990 il ne recueille plus que le tiers des recettes en salles sur son propre marché national. Il est cependant riche d'une longue histoire et de sa diversité esthétique. Il est, d'autre part, soutenu par un système administratif exceptionnel en Europe, datant des années 1940, qui redistribue les taxes sous forme de subventions aux créations. Les pionniers C'est encore en France
qu'est lancée l'organisation industrielle de la production
et de la diffusion de films, avec Charles Pathé, créateur
de la société Pathé frères; sa firme
domine largement le marché mondial jusqu'à la guerre
de 1914, y compris sur le territoire américain grâce
à sa succursale Pathé Exchange.
Les années
1930 Autour de la Nouvelle Vague Il n'y a pas de véritable relève de génération après la guerre; il faut attendre la fin des années 1950 pour voir apparaître une rupture esthétique, en dehors du cas isolé représenté par Robert Bresson (Un condamné à mort s'est échappé, 1956). En 1959, ce sera la Nouvelle Vague, avec d'un côté le groupe des Cahiers du cinéma (Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol, Éric Rohmer, Jacques Rivette), de l'autre Alain Resnais et ses amis (Agnès Varda, Alain Robbe-Grillet, etc.). Leurs premiers films: Hiroshima mon amour (Resnais), les Quatre Cents Coups (Truffaut), À bout de souffle (Godard) auront un retentissement international considérable. En revanche, les événements de Mai 68 ne jouent qu'un rôle secondaire dans le champ du cinéma, en dehors de la carrière alors marginale de Jean-Luc Godard, qui ne reviendra au cinéma distribué en salles commerciales qu'en 1980, avec Sauve qui peut (la vie). Les autres cinéastes de la Nouvelle Vague prolongent une carrière marquée par un retour au récit classique, comme chez Claude Chabrol et François Truffaut. Toutefois, Éric Rohmer, cinéaste littéraire et personnel, trouve un public qui lui sera fidèle tout au long de ses «Contes moraux» et de ses «Comédies et proverbes», de Ma nuit chez Maud (1969) à Pauline à la plage (1983) et au Conte de printemps (1990). À côté de ce cinéma dit «d'auteurs», la production commerciale va de la veine comique d'un Gérard Oury aux films d'action ou d'aventures dans lesquels les carrières d'Alain Delon et de Jean-Paul Belmondo trouveront un nouveau souffle, tandis qu'un Costa-Gavras tente de réconcilier le film «engagé» avec le grand public, de Z (1969) à Missing (1982), en passant par l'Aveu (1970) et État de siège (1973). Les années 1990 Parmi les rares talents
confirmés au cours de la période, il convient de citer
ceux de l'ombrageux Maurice Pialat, qui triomphe enfin publiquement
avec son Van Gogh (1991), et du Polonais Krzysztof Kieslowski, révélation
du festival de Cannes 1988 avec Tu ne tueras point, qui tournera
en France la trilogie Trois Couleurs: Bleu, Blanc et Rouge (1993-1994).Au
début des années 1990, le cinéma français
s'adresse de plus en plus à la génération des
adolescents avec les paraboles poétiques de Marc Caro et
Jean-Pierre Jeunet (Delicatessen , 1991; la Cité des enfants
perdus, 1995) ou les œuvres provocantes de Léos Carax
(Mauvais Sang , 1986; les Amants du Pont-Neuf, 1991) et de Cyril
Collard (les Nuits fauves, 1992), alors que leurs parents ne fréquentent
plus guère les salles obscures, sinon pour voir les adaptations
littéraires de Claude Berri (Jean de Florette et Manon des
sources, 1986, ou Germinal, 1993) ou de Jean-Jacques Annaud (le
Nom de la rose, 1986; l'Amant, 1992). Luc Besson, après Subway
(1985) et le Grand bleu (1988), réalise deux films d'action
à succès, Nikita (1990, repris par un réalisateur
américain et un réalisateur japonais) et Léon
(1994), avant son film d'anticipation le Cinquième élément
(1997). Quelques réalisations récentes inaugurent
sans doute une nouvelle ère du cinéma français,
entre comédie de mœurs et critique sociale d'une nouvelle
société. Citons entre autres : Les gens normaux n'ont
rien d'exceptionnel (1993) de Laurence Ferreira Barbosa; Personne
ne m'aime (1994) de Marion Vernoux; Chacun cherche son chat (1996)
ou Un air de famille (1996) de Cédric Klapish; Y aura-t-il
de la neige à Noël ? (1996) de Sandrine Veysset, Western
(1997) de Manuel Poirier; ou, sur un autre mode : Regarde les hommes
tomber (1994) de Jacques Audiard, Pigalle (1995) de Karim Dridi,
ou la Haine (1995) de Mathieu Kassovitz.
|
Bienvenue:Les films français
|
| LA MATRICE RECHARGÉE à Cannes vendredi 4 avril 2003, 7h00
Ce second volet de la trilogie mettra à nouveau en vedette Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss et Hugo Weaving, auxquels s'ajoutent entre autres Jada Pinkett Smith, Monica Bellucci et Lambert Wilson. L'équipe du film sera présente pour la première internationale, qui sera présentée hors-compétition le jeudi 15 mai soit à la même date que la sortie nord-américaine du film. Toujours du côté de l'univers de LA MATRICE, un nouveau volet de la série THE ANIMATRIX a fait surface sur le Web. DETECTIVE STORY est un court-métrage d'animation réalisé par le réputé Shinichiro Watanabe (COWBOY BEBOP) et est un des neufs segments animés de la série THE ANIMATRIX. Un clip pour être vu et l'épisode au complet sera bientôt disponible en ligne (cliquez le bouton LIENS au bas de cet article). Un autre court-métrage, THE FINAL FLIGHT OF THE OSIRIS, peut être vu en sale avant le film DREAMCATCHER. La série complète de neuf court-métrages sera disponible en DVD le 3 juin.
|
![]() |
![]()
![]() |
||