L'histoire de cinéma italien:

Par son originalité et l'audience internationale qu'il a obtenue, le cinéma italien occupe une place de premier plan dans l'histoire du septième art. Son rayonnement se manifeste dès les années 1910, avec l'essor artistique du muet, puis lors de l'éclosion du néoréalisme, dans l'immédiat après-guerre (1945-1950), enfin dans le renouveau des années 1960.
Les débutsComme beaucoup d'autres pays, l'Italie découvre le cinéma, en 1896, sous l'égide du Cinématographe des frères Lumière. Le Cinetografo, appareil conçu par le pionnier Filoteo Alberini, reste à l'état de projet. La première décennie est surtout marquée, si l'on excepte les bandes comiques du fantaisiste Fregoli, par le développement du documentaire.
L'âge d'orEn 1905, Alberini fonde sa société de production et réalise la première fiction importante: la Prise de Rome, reconstitution des événements de 1870 et premier jalon d'un genre exaltant les grandeurs, réelles ou mythiques, du passé. Tandis que les grandes villes s'équipent de salles fixes (1904-1907), les principales firmes productrices apparaissent (1905-1909), jetant les bases industrielles d'un essor artistique qui connaît son premier grand succès international avec les Derniers Jours de Pompéi (1908) de Luigi Maggi. Ce film inaugure une longue série de films «colossaux», péplums et autres mises en scène historiques à costumes, qui trouve son apogée dans le célèbre Cabiria (1914) de Giovanni Pastrone, dont le poète Gabriele D'Annunzio rédigea les cartons. Cette réalisation remarquable par ses audaces de mise en scène aurait influencé Griffith pour son film Intolérance (1916).
Parallèlement, le comique fleurit, de 1909 à 1912, avec, notamment, l'acteur et cinéaste André Deed, transfuge de chez Pathé. Il est bientôt supplanté par la vogue des drames mondains et des «divas», lancée par Ma l'amor mio non muore (1913) de Mario Caserini, avec Lyda Borelli. Francesca Bertini, Leda Gys, Hesperia sont les autres grandes figures d'un star-system qui annonce Hollywood. Cet âge d'or est également marqué par la popularité des séries, avec les personnages de Maciste, docker géant et débonnaire joué par Bartolomeo Pagano, ou de Za-la-Mort, voyou sentimental créé par Emilio Ghione, et par l'apparition d'œuvres réalistes comme Perdus dans les ténèbres (1914), de Nino Martoglio, qui servira de référence aux néoréalistes.
Le déclin et les années du fascismeLa guerre de 1914-1918, en fermant les marchés étrangers, affaiblit la production italienne, qui voit, après 1916, ses succès internationaux réduits à peu de chose par la concurrence hollywoodienne. La fin de l'âge d'or est signée en 1923 – un an après l'arrivée du fascisme au pouvoir – par la faillite de l'Union cinématographique (regroupement des principales firmes).
Une longue période de récession s'ouvre alors – sept films seulement sont produits en 1930 –, qui se traduit par l'émigration des meilleurs cadres et la répétition des anciennes formules. Deux cinéastes émergent pourtant: Alessandro Blasetti, avec Sole (1928) et 1860 (1933, sur l'épopée garibaldienne), et Mario Camerini, avec Rails (1929) et les Hommes, quels mufles! (1932). Mais la vraie relance s'opère grâce au soutien de l'État, avec la création, en 1935, du Centro Sperimentale – école de cinéma de Rome où s'exerce l'influence de théoriciens comme Umberto Barbaro, promoteur du néoréalisme, ou Luigi Chiarini, fondateur de la revue Bianco e nero – et des immenses studios de Cinecittà (1937).
Deux courants marquent ensuite les années de guerre: l'un, intellectuel et formaliste, représenté par les cinéastes «calligraphes» comme Mario Soldati, Alberto Lattuada ou Luigi Chiarini, et l'autre, axé sur un retour au réel, qui trouve son manifeste dans le film de Luchino Visconti, Ossessione (1943), inspiré du roman de James Cain Le facteur sonne toujours deux fois.
Le néoréalismeMais il faut attendre la Libération pour que s'effectue, avec Rome, ville ouverte (1945) et Paisà (1946) de Roberto Rossellini, la «révélation» du néoréalisme. Des films comme Sciuscià (1946) et le Voleur de bicyclette (1948), de Vittorio De Sica, La terre tremble (1948), de Visconti, ou Riz amer (1948), de Giuseppe De Santis, figurent parmi les meilleures illustrations de ce courant profondément novateur, dont l'influence s'est exercée notamment sur la Nouvelle Vague.
Les années 1950

Elles manifestent un certain retour aux normes. La production se stabilise autour de 150 films par an. Quelques œuvres marquantes, comme Senso (1953) de Visconti, et l'apparition de nouveaux talents – Michelangelo Antonioni: Chronique d'un amour (1950); Federico Fellini: les Feux du music-hall (1950) – dominent cette cinématographie qui retrouve ses marques populaires traditionnelles avec le péplum (Riccardo Freda, Vittorio Cottafavi) et la comédie, genre typiquement italien où triomphent des acteurs comme Totò, Vittorio Gassman ou Alberto Sordi.
Le renouveauLes années 1960 voient s'épanouir un nouvel et remarquable élan artistique, qualifié parfois de «deuxième vague néoréaliste», où se côtoient deux générations de cinéastes: Visconti (Rocco et ses frères, 1960; le Guépard , 1963), Antonioni (L'avventura , 1960; La notte, 1961; l'Éclipse, 1962) et Fellini (La dolce vita , 1960; Huit et demi , 1963), d'une part, et toute une cohorte de nouveaux venus – Francesco Rosi, Pier Paolo Pasolini, Bernardo Bertolucci, les frères Taviani, Marco Ferreri, Ettore Scola, Marco Bellochio, Ermanno Olmi... –, d'autre part, dont les œuvres talentueuses et lucides témoignent, jusque vers la fin des années 1970, d'une belle vitalité créatrice et d'une grande diversité.
Cette période faste s'achève avec la mort de deux de ses plus brillants représentants: Pasolini, écrivain et cinéaste «maudit», dont l'œuvre brûlante – Œdipe roi (1967), Théorème (1968), Porcherie (1969) – se clôt sur une véritable descente aux enfers avec Salo ou les Cent Vingt Journées de Sodome (1975), est assassiné en 1975; Visconti, qui a donné, avec les Damnés (1969), Mort à Venise (1971) et Ludwig (1972), une contribution esthétique majeure à l'art cinématographique, meurt en 1976.
Les difficultés des années 1980 et 1990Depuis, le cinéma italien, toujours dominé par la figure prestigieuse des «anciens», n'a pas connu de véritable relève. En effet, malgré l'apparition de nouveaux talents – tel Nanni Moretti (Palombella rossa , 1989; Journal intime, 1993) – et les succès récents de Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore, et de Mediterraneo de Gabriele Salvatores, qui obtiennent l'Oscar du meilleur film étranger en 1990 et 1992, ainsi que du Petit Diable (1991) de Roberto Benigni ou des Enfants volés (1992, primé à Cannes) et Cosi Rivedano (1998, Lion d'or à Venise) de Gianni Amelio, il reste fortement inscrit dans un rapport paradoxal de concurrence et de dépendance vis-à-vis de la télévision, peu propice à la création véritablement cinématographique. La vie est belle, de Roberto Benigni, a obtenu le Prix spécial du jury au festival de Cannes 1998, et plusieurs Oscars en 1999, dont celui du meilleur acteur.

 

 

Bienvenue:

Les films italiens

 

 

Federico Fellini

 

Bernardo Bertolucci

 

Michelangelo Antonioni

 

Pier Paolo Pasolini

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Huit et demi (Otto e mezzo) (1962)

Federico Fellini

Fellini Roma (1972)

Federico Fellini

La Nuit (La Notte) (1961)

Michelangelo Antonioni

L' Avventura (1960)

Michelangelo Antonioni

Little Buddha (1993)

Bernardo Bertolucci

Blow-up (1966)

Michelangelo Antonioni

Le Dernier Tango à Paris (1972)

Bernardo Bertolucci

Beauté volée (1996)

Bernardo Bertolucci

Amarcord (1974)

Federico Fellini

L' Eclipse (L'Eclisse) (1962)

Michelangelo Antonioni

 

 

 

 

 

Bernardo Bertolucci

Beauté volée (1996)
Little Buddha (1993)
Le dernier empereur (1987)

Le Dernier Tango à Paris (1972)

Federico Fellini

La Cite des femmes (La Città delle donne) (1979)
Casanova de Fellini (1976)
Amarcord (1974)
Fellini Roma (1972)
Huit et demi (Otto e mezzo) (1962)
La Douceur de vivre (La Dolce Vita) (1960)
La Strada (1954)

Michelangelo Antonioni

Zabriskie Point (1970)
Blow-up (1966)
L' Eclipse (L'Eclisse) (1962)
La Nuit (La Notte) (1961)
L' Avventura (1960)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restaurer
Reculer
Avancer