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Bienvenue:King Hu
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King Hu Dans le paysage cinematographique hong-kongais, King Hu fait figure tout a la fois d’enigme, d’exception et de paradoxe. S’il est toujours actuellement un des realisateurs d’arts martiaux les plus respectes et les plus adules, ses films n’ont que rarement rencontre le succes. Reference en matiere de wu xia pian (film de sabres), King Hu avoue pourtant ne rien connaitre ni ne rien comprendre aux arts martiaux, plus particulierement au kung fu, c’est-a-dire au combat a mains nues. Tournant exclusivement en mandarin, il suffit de voir Raining in the Mountain, probablement son chef-d’oeuvre absolu, pour comprendre la difference entre cinema mandarin et cinema cantonais. Dotes de plus de moyens (meilleurs costumes, meilleurs decors), plus subtils, voire plus nobles (le mandarin etant la langue officielle de la Chine), les films mandarins ont longtemps ete preferes par les spectateurs d’Asie du Sud-Est aux films cantonais. Et alors qu’il officiait dans une industrie, qui plus est dans un genre, on ne peut plus machiste, King Hu a tout a long de son oeuvre mis la femme au premier plan, imposant et consacrant des actrices telles que Cheng Pei-pei et Xu Feng. Pourtant, les films de King Hu ne traitent jamais du desir sexuel, sauf pour Legend of the Mountain, dans lequel Xu Feng y interprete un fantome devant seduire un jeune etudiant afin de retrouver forme humaine: A Chinese Ghost Story n’est pas loin. A la sortie de Crouching Tiger, Hidden Dragon (Tigre et Dragon), tous les critiques americains y ont vu un hommage aux films des Shaw brothers. Erreur: Crouching Tiger, Hidden Dragon puise l’essentiel de son inspiration chez King Hu. La jeunesse de King Hu est marquee par l’Opera de Pekin, dont il etait a la fois un eleve (a la fin des annees 40) et un spectateur assidu. L’influence de ce medium sur ses films est fondamentale, certains d’entre eux, tels The Fate of Lee Khan ou Anger, en etant des adaptations. Originaire de Beijing, c’est tout naturellement les arts martiaux du Nord de la Chine (predominance des techniques de jambes) que l’on voit dans ses films. Mais pas tout fait sa version authentique, mais plutot une version proche de l’Opera de Pekin, plus esthetique aux yeux de King Hu. Devant la popularite des films de sabres japonais, les Shaw brothers decident en 1966 de lancer la version chinoise du genre, qui trouve son inspiration dans les romans d’arts martiaux traditionnels chinois. C’est dans ce contexte que King Hu realise donc pour les Shaw Come drink with Me, un huis-clos prenant place dans une auberge, avec Cheng Pei-pei dans le role principal. Le succes de ce dernier, couple a celui de The One-armed Swordsman de Chang Cheh, impose au cinema local les nouvelles normes du wu xia pian mandarin, un genre qui dominera l’industrie jusqu’a l’eclosion de Bruce Lee cinq ans plus tard. Malgre ce succes, King Hu se brouille avec les Shaw, et s’en va a Taiwan, ou il tourne Dragon Gate Inn, a un nouveau huis-clos dans une auberge. C’est le second et dernier succes commercial de King Hu. Cependant, avec A Touch of Zen, qui traite de la lutte contre les espions imperiaux pendant la dynastie Ming, King Hu obtient enfin un semblant de reconnaissance internationale, remportant le prix de la Commission Superieure Technique lors du festival de Cannes de 1975. Le film permet de decouvrir la superbe Xu Feng, l’actrice la plus recurrente de l’oeuvre de King Hu. Lorsque ce dernier revient a Hong-Kong en 1974, c’est sous l’egide de la Golden Harvest qu’il travaille. Il signe son retour avec The Fate of Lee Khan qui met en scene la lutte de patriotes chinois face aux envahisseurs mongols. On y retrouve une nouvelle fois Xu Feng, aux cotes de laquelle evolue Angela Mao. Quatre ans plus tard, King Hu atteint le sommet de son art avec Raining in the Mountain. Tourne dans un temple bouddhiste en Coree, Raining in the Mountain raconte la competition que se livrent plusieurs voleurs afin de derober au sein d’un monastere bouddhiste un precieux parchemin. Xu Feng y interprete un personnage particulierement habile dans l’art du vol et dans les arts martiaux. Une intrigue qui rappelle un certain Crouching Tiger, Hidden Dragon… A partir de la, la carriere de King Hu commence a s’essoufler, malgre l’acceuil critique favorable de All the King’s Men. Enrole par Tsui Hark pour Swordsman, King Hu connait en cours de tournage des problemes de sante qui l’obligent a laisser sa place de realisateur. Le film est alors complete par Tsui Hark et le fidele lieutenant de ce dernier, Ching Siu-tung.
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| Son oeuvre: La Roue de la vie (1985)
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