| MAHJONG - Taïwan Scénario Edward Yang
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Bienvenue:MAHJONG - Taïwan |
| Synopsis: Loin de la neige berlinoise, le film taïwanais de Edward Yang nous emmène dans la foule bruyante et fourmillante de Taipe. Le réalisateur met en scène des tranches de vie des habitants de cette ville toute entière tournée vers la quête de l'argent facile. Malgré une apparente douceur, la lutte des différents groupes sociaux est sans merci : les bandes de jeunes (sous la houlette de Redfish), les hommes d'affaires branchés (Markus) et les femmes aux dents longues (Ginger) venus d'Angleterre ou des Etats Unis se mêlent et s'utilisent dans un jeu cruel où l'argent est roi. Même l'amour est avant tout un commerce du sexe ; et pourtant, l'arrivée de la jeune Française Marthe vient bouleverser les règles du jeu. Venue de Paris retrouver son amant Markus, elle se rend compte qu'il sort avec une autre et décide de le quitter. Elle se fait recueillir par un groupe de jeunes dont le chef compte bien l'utiliser pour la vendre à un bordel, mais l'interprète de la bande avertit Marthe qui échappe à la prostitution. Un famille ruinée qui tourne mal, une Taiwanaise riche, cupide mais belle séduite par un prostitué qui déclare forfait lorsqu'il s'agit de satisfaire en plus deux de ses amies, une bande de jeunes mi-voyous sans points de repère, deux mafieux bouffons, un néo Boudha bidon...tous ces personnages se croisent dans une ronde folle qui évoque le jeu de Mahjong. Le ton aigre-doux, le rythme alerte, et les personnages hauts en couleur font de ce film une comédie attendrissante à laquelle le spectateur se laisse prendre facilement, tour à tour gai ou sombre lorsque la comédie légère laisse place à la tragédie. Histoire policière, amour, sexe, meutre et argent, tous ces ingrédients réunis témoignent de la richesse et de la fantaisie du scénario, et les francs éclats de rire du public attestent de la réussite d'un film simple, tendre et cruel à la fois. Les acteurs sont tous justes, calcualteurs ou sensibles, le talent de la jeune Française Virginie Ledoyen semble se confirmer et on reste sous le charme de la musique de la langue T |
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